1. & 2. Engoulures, 2008. Porcelaine et oxydes. Environ 25cm.

3. Alvéoles, 2009. Porcelaine.  Environ 25cmx25cm.

4. Fleutelles accouplées, 2008. Porcelaine. 45x30cm.

5. Gestatio, film expérimental 3'30''. 2005.

6. Vue d'exposition, ESAD 2006

En prenant une masse de terre molle et en l'étirant de l'intérieur, celle-ci grandit et se métamorphose tout en gardant les traces des transformations qui ont été faites: les empreintes de la surface se tendent, se transforment, et laissent apparaître les couches qu'elles recouvrent. En bougeant avec la forme, ces traces montrent la progression des mouvements qui se sont succédés, comme les marques des étapes d'un développement.

Le corps qui fait bouger la forme est caché par la pellicule de terre qui l'occulte. Ainsi, toutes les manipulations et les interventions qui sont engendrées par la main restent imperceptibles; seule à être visible, la masse semble se mouvoir par elle-même, donnant l'insolite impression d'être vivante.

 

La forme finale est le résultat figé d'un processus et d'un mouvement où la matière est à la fois en train de se construire et de régresser. Cela implique une progression, une métamorphose possible où l'idée d'un début et d'une fin probable renvoie à la notion du vivant. Dans ce stade d'entre deux, la forme a le pouvoir de passer du semblable au dissemblable. 

A travers les plis, les pleins et les creux de cette recherche formelle, je cherche à trouver des passerelles entre différents mondes organiques.

 

When you take a mass of soft clay and stretch it from inside, it enlarges and metamorphoses while still retaining traces of the transformations that have been made. The imprints of the surface tense, transform and allow the layers that they cover to appear. the body that causes the form to move is hidden by the film of clay that conceals it. All the manipulations and interventions that are engendered by the hand remain imperceptible. The mass, the only thing visible, appears to move and transform by itself, giving the curious impression of being alive. 

 

The final form is the result, frozen in time, of a process and a movement where the material is both building and regressing. In this in-between phase, the form has the power to pass from the similar to the dissimilar. The idea of a possible metamorphosis, the notions of probable beginning and end, reflect back as well on the living.

 

© 2020 Claire Lindner